Quant à eux, les six acheteurs de stupéfiants figurant dans l'acte d'accusation dont les premiers juges ont écarté les déclarations ont été entendus par la police environ un mois après l'arrestation des prévenus et en l'espace d'environ deux mois (les auditions se sont étendues du 18 juillet au 18 septembre 2013). A ce moment-là, la première audition des deux prévenus avait eu lieu et le Ministère public disposait déjà de solides informations à leur sujet. On ne voit ainsi pas sur quoi se serait fondée une limitation du droit à la consultation du dossier, au sens de l'article 101 al. 1 CPP, première exception – non réalisée donc – au droit des prévenus de participer à ces auditions.