Pour un toxicomane, il n'y a rien de pire que de perdre son fournisseur, raison pour laquelle le premier aurait tout intérêt à porter de fausses accusations à l'encontre du deuxième lorsqu'il est interrogé par la police, dans le but de cacher l'identité réelle de son véritable fournisseur. Contrairement au Ministère public, A. approuve l'abandon par les premiers juges des actes de contrainte, la prévention reposant sur les dires de E. qui ne sont pas crédibles. Ainsi et pour les faits qu'il admet, ne subsistent que des infractions légères à la loi sur les stupéfiants, au sens de l'article 19 al. 1 LStup, qui justifient tout au plus une peine de 180 jours-amende.