Vu l'importance de cette peine, le risque de fuite qu'il présente est élevé. En effet, il y a lieu de relever notamment que X., de nationalité tunisienne, est arrivé en Suisse en 1978 et qu’il n’a que peu de relations avec sa fille y habitant. Il vit seul et n’est plus intégré professionnellement depuis une vingtaine d’année. En début de procédure, il a manifesté son désir de quitter la Suisse, ce que des témoins ont confirmé. Enfin, le risque que son autorisation de séjour lui soit retirée est concret (arrêt du TF du 30.07.2012 [2C_238/2012], cons. 2 à 4). Le risque de réitération a également été admis par l’expert. Il n'existe par ailleurs aucune mesure de substitution envisageable.