Les médecins ont estimé que le pronostic vital avait été engagé. Par conséquent, le coup porté par X. à l’abdomen de la victime ne se limitait pas à exposer celle-ci à des lésions corporelles, mais présentait un risque élevé et identifiable d’issue mortelle. Force est donc d’admettre que X. avait conscience du danger qu’il faisait courir à sa victime et qu’il s’est accommodé de l’éventuelle issue fatale que pouvait avoir le coup de couteau asséné, même s’il ne la souhaitait pas. Après les faits, X. a d'ailleurs déclaré, à propos de Y. « s’il est mort, tant mieux ». Au vu de l'ensemble de ces éléments, la condamnation pour tentative de meurtre sera confirmée (art. 22/111 CP). 5.