{"Signatur": "NE_TC_009", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2014-09-10", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_009_CPEN-2014-38_2014-09-10.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=6800&W10_KEY=1985036&nTrefferzeile=107&Template=search_result_document.html", "Checksum": "6e3768131f179b1968446f354e2cf061"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CPEN.2014.38", "INT.2014.304"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour pénale 10.09.2014 CPEN.2014.38 (INT.2014.304)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Tentative de meurtre. 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Il est ensuite allé à la fenêtre, d’où il a pu voir « l’homme des escaliers » devant la porte principale en train de saigner et a immédiatement appelé la police. Interrogé sur les bruits, A. a dit que cela pouvait correspondre à un objet qui tombe, que tout bougeait, que quelqu’un avait traité l’autre de « con » et que l’homme des escaliers avait dit : « je viens récupérer mes affaires ». La dispute aurait duré deux minutes selon lui. Ce récit tend à démontrer que les déclarations faites par Y. sont correctes, puisqu’il a affirmé avoir dit à X. que c’était un « con de ne pas lui rendre ses affaires » et lui avoir demandé sèchement de lui redonner le peu d’affaires qui lui restait. Les déclarations du témoin A. ont également été corroborées par les témoins G. et H. Ceux-ci ont déclaré avoir entendu des chocs contre les murs signalant qu’une bagarre était en cours. Le témoin G. a identifié la voix de A. criant qu’il allait appeler la police ; le témoin H. a quant à elle entendu quelqu’un crier « je vais te planter, je vais te planter ». L’homme blessé, Y., a ensuite été pris en charge par B. Il a confié à ce dernier que l’agression avait eu lieu deux rues plus haut, soit à la rue [ a ], sans toutefois parler de son agresseur. En suivant les traces de sang, la police a pu remonter jusqu’à la rue [ a ], où elle a interpellé X. quittant les lieux. En fouillant l’appartement, la police a trouvé un couteau – lame repliée – de marque Falkner présentant le profil biologique des deux protagonistes sur le manche et celui de Y. sur la lame. Des traces rougeâtres correspondant au profil biologique de Y. ont également pu être observées sur l’épaule gauche du t-shirt porté par X. et sur la cuisse gauche de ses jeans. Des traces rougeâtres ont aussi été constatées sur la poignée extérieure de la porte de l’appartement de X., sur son palier, sur la poignée intérieure de la porte principale de l’immeuble, devant l’immeuble et sur le trottoir de la rue [ b ], jusqu’à la hauteur du n°[…] de cette rue. L’ensemble de ces éléments est de nature à accréditer la thèse de Y.\nd) L'appelant soutient que les propos de Y. ne sont pas crédibles parce qu’ils ont varié, alors que les siens ont toujours été cohérents et identiques. Il oublie en cela que les déclarations du plaignant ne sont pas les seuls éléments à charge. En outre, et contrairement à ce qu’il soutient, les déclarations faites par Y. ont été constantes. Les quelques différences entre les propos qu’il a tenus le 12 juin 2013 devant la police et ceux qu’il a tenus devant le procureur le 25 juillet 2013 tendent plutôt à confirmer qu’il n’a pas construit sa version des faits de toutes pièces. Elles peuvent aussi s’expliquer par l’état dans lequel il se trouvait au moment des faits (alcoolisé et sous l’emprise de stupéfiants), le laps de temps très court durant lequel les faits se sont produits et l’émotion suscitée par l’attaque. La trame principale qui ressort de ses déclarations reste la même : il est entré de force dans l’appartement de l’appelant, a poussé ce dernier, s’est rendu dans la chambre du fond pour récupérer ses affaires et s’est fait « piquer » à plusieurs reprises par l’appelant en sortant de la chambre. Quant à la version des faits donnée par l’appelant, elle n’a pas la constance et la cohérence dont il se prévaut. Dans la mesure où il dit avoir perdu connaissance et ne se souvenir de rien, il est somme toute logique que sa version ne varie que très peu. Malgré tout, il n’a pas été en mesure de situer clairement le moment où Y. est venu frapper à sa porte : lors de ses différents interrogatoires, il a tantôt situé ce moment le soir, dans le courant de l’après-midi, en fin d’après-midi ou encore en début d’après-midi. La crédibilité de X. est au surplus limitée, de manière générale, dans la mesure où ses déclarations, sur divers sujets, sont régulièrement contredites par des témoins qui n’ont aucun intérêt à mentir. Par conséquent, l’argument de l’appelant selon lequel la version de Y. serait moins crédible que la sienne tombe à faux.\nL’appelant souligne ensuite que Y. était connu pour avoir commis de nombreuses incivilités à La Chaux-de-Fonds et qu’il n’a pas pu expliquer de manière convaincante les raisons pour lesquelles il a forcé l’entrée de son appartement. Le fait que Y. ait commis des infractions par le passé ne joue pas un rôle déterminant dans la présente affaire. L’appelant ne dit d’ailleurs pas en quoi cela pourrait influencer le sort de la cause, ce d'autant qu'il n'y pas de compensation des fautes en droit pénal. De plus, Y. a constamment expliqué qu’il cherchait à récupérer ses affaires en se rendant chez l’appelant, tout en rappelant à cet égard qu’il avait déjà tenté de le faire à plusieurs reprises par le passé. L’argument tiré du passé délictueux de Y. et de sa prétendue incapacité à expliquer les raisons de sa visite chez l’appelant est ainsi mal fondé."}