L’autorité de première instance a estimé qu’elle ne pouvait se rallier au point de vue du prévenu qui plaidait les articles 17 et 18 CP, soit un état de nécessité licite et excusable afin de bénéficier d’une exemption de toute peine. En effet, si le prévenu s’était senti dans un état de nécessité, il aurait agi d’emblée et rapidement, prenant son véhicule, sans réfléchir, au premier appel de la police et il aurait rejoint les lieux en catastrophe. Ce n’était pas le cas. Au contraire, il avait clairement dit que la police s’était acharnée, l'avait harcelé et que c’était d’autres personnes que lui qui étaient en charge de ce genre de problème.