Il pouvait difficilement avoir conscience d'exposer ses codétenus à un danger qui n'a en réalité pas existé. Il était convaincu que l'incendie qu'il créerait ne toucherait que sa cellule en raison de l'imposante porte en fer qui la clôt. Il voulait protéger ses codétenus puisqu'il leur a recommandé de fermer leurs fenêtres pour les protéger. La direction de l'établissement a elle-même bien saisi que l'éventuelle mise en danger était tout à fait involontaire. Le jugement entrepris n'émet que de pures spéculations lorsqu'il retient qu'il n'avait pas l'intention de se suicider.