Si les délais précités restent des délais d’ordre, il n’en reste pas moins qu’ils doivent en principe être respectés. En l’occurrence, la cause ne présentait pas de difficultés particulières, elle ne concernait que deux prévenus, pour un nombre limité de préventions qu'il est usuel de rencontrer. Rien n’explique ni ne justifie donc le temps particulièrement long que l’autorité de première instance a mis pour motiver son jugement, qui a eu pour conséquence de retarder d’autant l’ouverture concrète de la procédure d’appel. Dans ces conditions, il ne peut qu'être constaté que le principe de célérité de la procédure n'a pas été respecté. b)