{"Signatur": "NE_TC_009", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2014-02-06", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_009_CPEN-2013-93_2014-02-06.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=6622&W10_KEY=1985037&nTrefferzeile=36&Template=search_result_document.html", "Checksum": "58cad789acc3dca707df3dd011c0cad2"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CPEN.2013.93", "INT.2014.130"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour pénale 06.02.2014 CPEN.2013.93 (INT.2014.130)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Agression en concours ou non avec homicide définitif et exécutoire par négligence ou lésions corporelles simples."}], "ScrapyJob": "446973/55/2099", "Zeit UTC": "18.02.2026 05:35:34", "Checksum": "c7b2056dc5984d24fb3cbbcb2165ca3d", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour pénale 06.02.2014 CPEN.2013.93 (INT.2014.130)\nRegeste:\nAgression en concours ou non avec homicide définitif et exécutoire par négligence ou lésions corporelles simples.\n\n\n« Je confirme être sorti de la gare avec A. C’est effectivement lui avec qui j’avais eu les contacts et avec qui j’ai marché en direction de l’escalier menant à la rue Z.. Nous sommes descendus les escaliers côte à côte jusqu’au sommet de la rue Z.. C’est en arrivant au coin de l’immeuble qui se trouve sur la gauche des escaliers que j’ai vu arriver la deuxième personne depuis le bas. J’ai alors eu peur en pensant que cela pouvait être la police. A. a alors directement parlé de vive voix en arabe avec la personne qui montait. Cela m’a alors rassuré, j’ai même pensé que cela pouvait être un frère ou un ami. Comme j’étais encore un peu inquiet, j’ai accéléré le pas. Je me suis séparé de A. et j’ai passé à côté de l’individu qui montait. A. et le second individu se sont arrêtés pour parler.\nJe me suis également arrêté, mais un peu à l’écart. Ensuite, j’ai regardé A.et lui ai demandé de venir vers moi afin de prendre la cocaïne que j’avais dans la main. J’ai vu que A. mettait sa main dans la poche et je pensais qu’il allait sortir son porte-monnaie. Pour ma part, j’ai regardé aux alentours pour être sûr qu’il n’y avait personne qui nous observait. Je me suis alors retourné en direction de A. Au même moment, j’ai vu que A. était devant moi et j’ai senti une douleur dans le côté gauche du ventre. Je me suis tenu le ventre et j’ai demandé pourquoi il me faisait cela. Pour vous répondre, A. était alors toujours face à moi. En même temps, l’autre homme est venu derrière moi alors que A. était toujours face à moi. J’ai alors vu le couteau qu’il avait dans la main après qu’il l’ait ressorti de mon ventre. Il demandait que je lui donne la cocaïne et il a voulu me frapper une seconde fois, c’est à ce moment-là que je me suis protégé avec ma jambe gauche. Il a encore voulu me frapper et je me suis protégé avec ma main gauche puis encore avec ma jambe droite. En même temps, j’ai senti que la personne derrière moi me frappait d’abord à la tête et une seconde fois vers l’épaule gauche. A ce moment-là, je me suis rendu compte que c’était trop pour moi et j’ai donné la cocaïne à l’un d’entre eux dans la main, mais je ne me souviens pas à qui c’était. En effet, je commençais alors à me sentir mal. L’un des deux agresseurs a crié quelque chose et ils sont partis en courant contre le bas de la rue (…) ».\nEnfin, le plaignant a été extrêmement clair devant les premiers juges :\n« Je connais les deux prévenus. Ce sont bien eux qui m’ont donné des coups de couteau. A. m’a frappé à l’estomac et B. à la tête. Le premier coup a été porté par A. dans mon estomac. A. se trouvait en face de moi. Il m’a encore donné un coup au genou droit, mais cela n’a atteint ma jambe que parce que je l’ai soulevée pour me protéger. Il visait mon ventre. Ensuite, il m’a atteint à la main gauche et à la cuisse gauche. Tous les coups dont je viens de parler m’ont été portés par A. qui me faisait face. B. m’a donné deux coups, le premier à l’épaule gauche et le second à la tête, en même temps que A. me frappait. B. se trouvait derrière moi (…) ».\nb) Il ressort on ne peut plus clairement de ces trois récits que la victime a reçu des coups de couteau de la part de chacun de ses deux agresseurs. C’est aussi ce que C. avait dit lors de sa toute première audition. La succession des coups reçus correspond très exactement à la description des blessures que le médecin légiste a faite : une plaie à chacune des jambes, une plaie abdominale de la fosse iliaque gauche, une plaie de l’épaule gauche, une lésion cutanée superficielle de la face palmaire de la main gauche et une plaie du cuir chevelu occipital gauche. La coïncidence entre les coups décrits par la victime et les plaies constatées par le médecin légiste est complète – pour le Dr D., le récit donné par la victime et les lésions qu'il a pu observer sont compatibles –, ce qui demanderait une grande habileté oratoire de la part du plaignant pour tout à la fois calquer son récit sur les constatations du médecin et ne pas se trahir ou se contredire, si son récit n’était que pure invention. De manière tout aussi évidente, l’auteur du coup de couteau à l’abdomen de la victime est A., à suivre le récit du plaignant. Certes, les choses étaient moins claires lorsque C. a été entendu par la police le lendemain des faits : son compte-rendu ne permet pas de saisir très clairement qui des deux prévenus était le premier agresseur (qui lui aurait donné un coup de couteau derrière la tête) et qui était le deuxième qui lui a donné un coup de couteau dans l’estomac. Il convient toutefois d’observer à ce propos que cette première version des faits devait donner à penser aux enquêteurs que la victime avait été agressée « par hasard », au croisement de deux inconnus qui en auraient voulu à son téléphone portable et son argent. Or on sait désormais que tel n’était pas le cas, que le plaignant et A. s’étaient donné rendez-vous pour une transaction portant sur quelques grammes de cocaïne et qu’ils sont descendus les escaliers du haut de la rue Z. de concert : tant le plaignant que le prévenu A. sont d’accord sur ce point ."}