{"Signatur": "NE_TC_009", "Spider": "NE_Omni", "Sprache": "fr", "Datum": "2014-02-06", "HTML": {"Datei": "NE_Omni/NE_TC_009_CPEN-2013-93_2014-02-06.html", "URL": "https://jurisprudence.ne.ch/scripts/omnisapi.dll?OmnisPlatform=WINDOWS&WebServerUrl=&WebServerScript=/scripts/omnisapi.dll&OmnisLibrary=JURISWEB&OmnisClass=rtFindinfoWebHtmlService&OmnisServer=JURISWEB,7000&Parametername=NEWEB&Schema=NE_WEB&Source=&Aufruf=getMarkupDocument&cSprache=FRE&nF30_KEY=6622&W10_KEY=1985037&nTrefferzeile=36&Template=search_result_document.html", "Checksum": "58cad789acc3dca707df3dd011c0cad2"}, "Scrapedate": "2023-01-01", "Num": ["CPEN.2013.93", "INT.2014.130"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["fr", "de", "it"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour pénale 06.02.2014 CPEN.2013.93 (INT.2014.130)"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Neuenburg  Cour pénale"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour pénale"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Neuchâtel  Cour pénale"}], "Abstract": [{"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "Agression en concours ou non avec homicide définitif et exécutoire par négligence ou lésions corporelles simples."}], "ScrapyJob": "446973/55/2099", "Zeit UTC": "18.02.2026 05:35:34", "Checksum": "c7b2056dc5984d24fb3cbbcb2165ca3d", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Neuchâtel Tribunal Cantonal Cour pénale 06.02.2014 CPEN.2013.93 (INT.2014.130)\nRegeste:\nAgression en concours ou non avec homicide définitif et exécutoire par négligence ou lésions corporelles simples.\n\n\nDans le but de déterminer et qualifier les différentes infractions dont les deux appelants et prévenus ont pu se rendre coupables au préjudice de C., il s'agit donc, comme s'y sont employés les premiers juges, de tenter de définir quel rôle chacun d'entre eux a joué le 30 juillet 2011 en début de soirée, lors de l'attaque dont C. a été la victime.\n7. L'examen du corps de C. auquel a procédé le Dr D., médecin légiste, après l'agression a révélé la présence de 6 plaies compatibles avec l'utilisation d'un objet piquant/tranchant, tel un ou deux couteaux. C., même s'il a donné une première version fantaisiste des raisons de son agression visant à dissimuler le fait qu'il était convenu qu'il vende de la cocaïne à ses agresseurs, a d'emblée parlé de deux auteurs qui lui avaient chacun administré un ou deux coups de couteau. Plus tard, lorsqu'il s'est décidé à fournir la réelle raison de sa rencontre ce soir-là avec A. – une vente de quelques grammes de cocaïne –, il a répété qu'il avait été agressé au couteau tant par ce dernier que par B., en donnant deux récits détaillés et concordants de l'événement.\nLe récit de l'attaque donné par A. coïncide avec celui du plaignant jusqu'au moment où tous deux ont rejoint le troisième acteur au bas des escaliers se trouvant au haut de la rue Z.. Il diverge ensuite, A. affirmant que seul B. aurait asséné des coups de couteau à la victime, y compris le coup porté à l'abdomen. B. a pour sa part contesté avoir participé à l'agression. Tous deux ont confirmé leur position tant lors d'un interrogatoire final par le Ministère public que devant l'autorité de jugement.\nLes premiers juges ont pour leur part retenu en substance que A. ne s'était pas limité à un rôle de spectateur des coups portés par son acolyte mais qu'il avait bien participé lui aussi à la violente agression au couteau du plaignant, ajoutant qu'ils ne pouvaient parvenir à des certitudes quant à l'attribution à tel ou tel auteur de tel ou tel coup de couteau, singulièrement du coup le plus grave.\n8. a) Aux dénégations des prévenus et appelants s'opposent les déclarations de la victime, le plaignant C. Il a décrit une première fois de façon très précise l'agression et les instants qui l'ont précédé :\n« Nous nous sommes rencontrés (i. e. le plaignant et A.) dans le hall de la gare. Je me souviens plus de l’heure exacte, mais cela devait être après 1932 (i. e 19 heures 32), car quand j’ai parlé avec mes amis dans le hall de la gare, j’attendais A.\nAvec A., je suis allé à l’Ouest du bâtiment de la gare, soit où il y a la place d’attente pour les taxis. En marchant, A. a téléphoné à un ami. Sur la place des taxis, j’ai dit à A. que l’on fasse la transaction ici. A. a refusé, prétextant qu’il y avait trop de monde et m’a demandé de le suivre, ce que j’ai fait. Nous avons traversé la chaussée pour emprunter les escaliers qui mènent au bord du lac.\nAlors que l’on marchait, je lui ai demandé combien il voulait me donner pour 5 gr de cocaïne. Il m’a dit qu’en général, il payait CHF 800.00 pour 10 grammes. J’ai donc pensé qu’il allait me donner CHF 400.00. Je me souviens également que pendant le trajet à pied, A. était au téléphone avec un autre type.\nA cet instant, avec A. nous étions sur le bas des escaliers. A. m’a demandé de lui remettre la cocaïne. Je lui ai répondu non, qu’il devait me donner l’argent avant.\nA. a alors mis sa main gauche dans sa poche de pantalon comme s’il allait chercher l’argent qui devait être dans son porte-monnaie. Nous étions au bas des escaliers. A cet instant, un homme d’origine arabe est venu à notre rencontre. Il me semble que c’est l’homme sous la photo no 2 (B.) de la planche photo.\nCe dernier avait remonté à pied la ruelle, en direction de la gare. Avec A. cet individu a parlé en arable et en français. Je pensais que c’était son frère ou un ami.\nJ’ai alors mis un peu de distance avec ces deux personnes qui discutaient ensemble. J’étais à environ 1 ou 2 mètres d’eux.\nUne ou deux minutes après, je me suis retourné et c’est là que A. m’a planté un coup de couteau dans l’estomac. Pour vous répondre, il m’a donné ce coup avec la main droite et c’est la blessure la plus grave que j’aie eue au bas du ventre. Il m’a demandé de lâcher la boulette que je tenais dans ma main droite, ce que j’ai fait en même temps que A. me donnait un nouveau coup dans la cuisse cette fois-ci. Je précise qu’il me visait à nouveau l’estomac, mais j’ai pu parer au coup de couteau avec ma jambe. J’ai également été blessé à la main gauche en essayant d’éviter un nouveau coup de couteau sur la jambe. Pendant ce temps, le second individu m’a poignardé dans le dos et sur la tête. Je précise que je n’ai vu le couteau qu’après avoir reçu le premier coup par A. C’était un couteau avec une lame d’environ 10 cm. Ce n’était pas un couteau avec une lame rétractable.\nJe n’ai pas vu le couteau de mon second agresseur qui était dans mon dos.\nAprès les coups de couteau, j’ai lâché la cocaïne. A. me l’a prise et ils sont partis en courant en descendant la ruelle (…) ».\nSon deuxième récit, lui aussi précis, ne varie que peu du premier :"}