Dans les cas de très peu de gravité, l’auteur risque une peine privative de liberté de 3 ans au plus ou une peine pécuniaire (art. 240 al. 2 CP). Selon la jurisprudence, il importe peu que la monnaie soit bien ou mal imitée, mais il faut qu’il puisse exister un risque de confusion (ATF 123 IV 55). La qualité de la fausse monnaie n’est pas déterminante. Il suffit que le faux soit susceptible de créer un risque de confusion à l’examen rapide. Il est notoire que les billets fabriqués avec une photocopieuse couleur ont une qualité suffisante pour être écoulés (arrêt du TF du 02.11.2006 [6S.397/2006]).