En fin de compte, la première juge a considéré que le prévenu avait à plusieurs reprises fait état de graves problèmes de vision auprès de son assureur-accident obligatoire, et qu'il était particulièrement difficile de vérifier les dires du prévenu, lequel avait cherché à tromper l'assureur en question sur son moyen de déplacement pour se rendre à un contrôle médical à Delémont, en date du 21 juin 2010. De plus, nonobstant les lésions oculaires dont il se plaignait, il avait effectué des livraisons au moyen d'un véhicule.