- l’appelante a roulé une journée entière depuis la France pour pouvoir confier ses enfants au père le 19 août 2011. Sur la base de l’ensemble de ces éléments, l’appelante ne peut pas sérieusement prétendre avoir quitté la Suisse pendant une année pour protéger ses enfants. Quand bien même elle pensait que ses enfants étaient en danger, elle disposait de moyens moins radicaux pour les protéger, notamment en agissant activement sur le plan civil et pénal. Sa démarche n’était ni nécessaire, ni proportionnée aux circonstances.