Certes, celle-ci prétend aujourd’hui avoir eu peur pour ses enfants et avoir agi de la sorte pour les protéger. Ces propos sont néanmoins contredits par de nombreux éléments du dossier, en particulier les suivants : - même après avoir fait part de ses soupçons aux autorités de poursuite pénale en février et mars 2011, l’appelante a confié les enfants à leur père à plusieurs reprises ; - l’appelante savait que A., dans le cadre de son audition par la police le 22 mars 2011, n’avait pas confirmé les soupçons d’abus ; - lors de l’audience du 28 juin 2011, l’appelante s’est engagée à respecter le droit de visite du père, même en cas de déménagement en France.