Le changement d’environnement s’est donc fait de manière rapide, pour ne pas dire brutale. A. était opposée à ce départ en France, notamment parce qu’elle allait commencer son année d’orientation et qu’elle trouvait important de pouvoir vivre cette année en compagnie de ses amis. B. s’est montré quant à lui plutôt favorable à un départ, mais le Tribunal civil du Littoral et du Val-de-Travers a souligné qu’il était trop jeune pour mesurer la portée de ce déménagement. De plus, les enfants bénéficiaient d’un soutien thérapeutique depuis plusieurs années : A. était régulièrement suivie depuis 2008 par G., psychomotricienne, et B. depuis 2009 par la Dresse E., pédopsychiatre.