Ceci étant dit, il reste à déterminer si elle a mis en danger leur développement. Il ressort du dossier que l’appelante n’a fait part que tardivement de son projet de partir une année en Bretagne à ses enfants, à savoir au début du mois de juin 2011. Elle a maintenu un certain flou à ce sujet jusqu’au dernier moment ; en effet, elle a déclaré le 27 juin 2011 que l’affirmation du père était hors de propos, puisqu’aucun élément concret ne permettait de corroborer la thèse d’un départ en France, pour finalement admettre le 28 juin 2011 qu’elle souhaitait partir une année en Bretagne avec ses enfants. Le changement d’environnement s’est donc fait de manière rapide, pour ne pas dire brutale.