L'appelante avait conscience du fait que ses propos allaient faire naître des soupçons sur Y. et a agi avec volonté. Elle a en tout cas tenu pour possible la réalisation de l’infraction, puisqu’elle a elle-même évoqué qu’elle craignait que son mari porte plainte pour diffamation, et a accepté ce résultat au cas où il se produirait. Force est donc d’admettre que l’appelante s’est bien rendue coupable d’une diffamation au sens de l’article 173 ch. 1 CP. Reste à déterminer si elle peut se prévaloir de l’une des conditions libératoires de l’article 173 ch.