…] comme A. avait déjà eu du sang dans sa culotte, cela m’a confirmé que A. avait subi des attouchements […] », « […] B. m’a dit : " Mon papa m’a fait boire son pipi et son pipi il est gris " », laissent indubitablement entendre que Y. a pu porter atteinte à l’intégrité sexuelle ou physique des enfants. L’appelante a donc bien jeté sur celui-ci le soupçon de tenir une conduite contraire à l’honneur. Le fait qu’elle ait rapporté les propos de ses enfants ou précisé avoir parlé au conditionnel ne suffit pas à la disculper. L'appelante avait conscience du fait que ses propos allaient faire naître des soupçons sur Y. et a agi avec volonté.