La défense d’un intérêt légitime allège le devoir de vérification qui incombe à celui qui s’adresse à la police ou à une autre autorité, en sachant que celle-ci va procéder à un contrôle approfondi et dénué de préjugé (ATF 104 IV 15, cons. 4b). Cependant, le fait de s’adresser à une autorité pénale ou de surveillance ne confère pas le droit de porter atteinte à l’honneur d’autrui ; le dénonciateur qui communique un soupçon à une telle autorité doit agir de bonne foi et avoir des raisons suffisantes de concevoir un tel soupçon (ATF 116 IV 205, cons. 3b). c)