Ce qu’il faut entendre par connaissance de l’état de santé du patient ne ressort pas clairement de la doctrine et de la jurisprudence. Le message du Conseil fédéral indique seulement qu’on a voulu, en posant cette exigence, empêcher les ordonnances en blanc. Il tombe sous le sens qu’une connaissance « totale » ou certaine de l’état de santé du patient ne peut quasiment jamais être obtenue. Une interprétation littérale de l’article 26 al. 2 LTPh pourrait par ailleurs mener à la conclusion que, tant que l’on n’a pas mené toutes les investigations concevables, aucun médicament ne peut être administré ; cela n’est naturellement pas le but du législateur.