Certes encore, la plaignante a déclaré qu'elle avait eu des petits copains avec qui elle avait eu des relations sexuelles normales. Ces éléments ne remettent pas en cause, de l'avis du Tribunal, la crédibilité de la plaignante, dans la mesure où on ne saurait en tirer des conclusions décisives. En effet, il n'existe pas d'attitude type que devrait obligatoirement adopter une jeune fille ou une femme victime d'abus sexuels. Cette conclusion s'impose d'autant plus ici où il est impossible de dégager ce qui devrait être un comportement logique d'une victime qui a subi des actes graves dès son enfance et durant de longues années. o)