Le tribunal a renoncé à infliger une peine pour les voies de fait, en application de l'article 52 CP, le prononcé d'une amende s'ajoutant à la peine privative de liberté n'ayant guère de sens. Pour le reste, la culpabilité a été jugée très lourde. Les atteintes à l'intégrité sexuelle étaient les plus graves. Elles étaient très fréquentes, sur une période particulièrement longue de 11 ans. L'auteur avait profondément trompé la confiance de sa fille, profitant tout à la fois des liens familiaux qui les unissaient et de la dépendance de celle-ci en raison de son jeune âge. Ces actes commis en grand nombre et si longtemps étaient de nature à causer un grave traumatisme à la victime.