L’auteur doit avoir profité du rapport de dépendance et la mise à profit doit être prouvée dans le cas concret. Il est nécessaire que le mineur, bien qu’opposé aux exigences de l’auteur, n’ose pas refuser en raison de la position dominante de ce dernier, sans qu’il soit nécessaire que l’auteur ait en outre mis le mineur sous pression par des menaces ou d’une autre manière. S’il est difficile de définir dans quel cas une relation de dépendance doit être admise, l’article 188 CP énumère à titre exemplatif les « rapports d’éducation, de confiance ou de travail ».