Il paraît clair que la police et le Ministère public disposaient d’informations suffisantes, découlant d’investigations générales ordinaires de la police ou de renseignements recueillis dans le cadre d’autres instructions, pour supposer l’existence de liens entre l’appelant, potentiel fournisseur de stupéfiants, et A., consommateur connu. Preuve en est la démarche concertée qui a été mise sur pied et qui a débouché sur l’audition simultanée de l’appelant et de A., le premier par le Ministère public, le deuxième par la police.