S’il a pensé que ce dernier allait le laisser passer, il n’en demeure pas moins qu’il devait adopter une conduite prudente. Selon l’article 31 LCR, le conducteur doit en effet rester constamment maître de son véhicule, ce qui signifie qu’il doit être à tout moment en mesure d’actionner rapidement les commandes de son véhicule en mouvement de façon à manœuvrer immédiatement de manière appropriée aux circonstances (Bussy et Rusconi, LCR annoté, ch. 2 et 2.4 ad. art. 31). Cette règle de prudence devait en l’occurrence amener l’appelant à ralentir de façon à être en mesure d’immobiliser son véhicule si A. violait sa priorité.