pour sa part la Cour pénale voit dans le nombre de coups de couteaux assénés en quelques secondes une intensité homicide particulière. On est très désagréablement frappé par l’absence de regrets exprimés au cours de l’instruction sur le déroulement des faits ou la situation de la victime et de sa famille, bien que, depuis avril 2013, l’appelant se soit acquitté d’acomptes mensuels de 50 francs en faveur de la famille de la victime. L'absence de collaboration durant l'enquête est aussi marquante. L’expert psychiatre émet un diagnostic de trouble de la personnalité avec traits psychopathiques marqués et conclut à une pleine responsabilité. Le pronostic de récidive est réservé.