Certes, on peut partager avec le premier juge une certaine méfiance sur la réelle difficulté pour le prévenu à bien démarrer ses journées en raison de son traitement médicamenteux, et subodorer qu’il aurait peut-être suffi à l’intéressé de ne pas prendre ses médicaments contre l’insomnie la nuit précédant l’audience. On se trouve toutefois en présence d’un certificat médical émanant d’un spécialiste FMH qui n’envisage pas l’hypothèse d’une interruption ponctuelle du traitement qu’il a prescrit pour permettre au prévenu de comparaître à 08:15 heures le matin. Il est notoire que certains médicaments ont des effets retard ou ne peuvent être diminués ou supprimés que progressivement.