Cette manière de voir ne peut être suivie. Il ressort du dossier que le prévenu est au bénéfice d’une rente AI à 100 %. Il a déclaré lors de son audition devant la police neuchâteloise le 24 août 2012 qu’il prenait du Orfiril, du Lirica, du Sipralex, du Stylnox en cas de besoin et du Dormaldorm depuis environ dix ans. Certes, on peut partager avec le premier juge une certaine méfiance sur la réelle difficulté pour le prévenu à bien démarrer ses journées en raison de son traitement médicamenteux, et subodorer qu’il aurait peut-être suffi à l’intéressé de ne pas prendre ses médicaments contre l’insomnie la nuit précédant l’audience.