Pour apprécier la mise en danger de la sécurité publique, on retiendra d'abord que le bien public lésé, la protection du développement sexuel paisible des mineurs est d'importance. On soulignera toutefois que X. ne présente pas de traits de psychopathie, ou de pervers sadique marqués dans sa personnalité, qu’il n’utilise pas de substances psycho-actives et qu’il n’y a pas eu usage de la violence. L'expert qualifie le risque de récidive de « moyen à élevé ». Il confirme en audience cette appréciation, encore actuelle pour lui. Pour définir le risque, l'expert s’est fondé sur les échelles SVR-20 ou SONAR 2001 citées dans son rapport.