En effet, s'il y a lieu de considérer que l'appelant a vraisemblablement été enrichi de par la gestion fautive commise notamment au préjudice de Y., le dossier ne permet nullement de déterminer ce que son activité délictueuse lui aurait rapporté à titre personnel et l'on ne peut retenir que les fonds séquestrés seraient, directement ou indirectement, le résultat d'une infraction. Il n'y a donc pas lieu non plus de prononcer une quelconque créance compensatrice en faveur de l'Etat, laquelle supposerait la disparition de valeurs patrimoniales qui auraient préalablement été le produit d'une infraction (art. 71 CP).