Le Tribunal criminel a également pris en compte l’absence d’antécédents pénaux, la situation personnelle de l’intéressé péjorée depuis son arrestation, l’attitude de l'intéressé au cours de l’instruction, tour à tour collaborante et indigne, – celui-ci a quitté précipitamment la Suisse au mépris des engagements pris lors de la fin de sa détention préventive – et la très faible prise de conscience par le prévenu de la gravité de ses agissements. Au vu de la très large fourchette des peines envisageables par l’effet du concours d’infractions, le tribunal a retenu la peine requise par le Ministère public, soit une peine privative de liberté de 36 mois, dont 18 mois avec sursis pendant 3 ans,