La portion de trottoir sur laquelle l'appelante avait stationné son véhicule ne se distingue en rien du reste du trottoir, pas plus qu'elle n'appartient en propre et exclusivement à l'appelante, qui n'en est au mieux que copropriétaire. Ainsi, le stationnement d'un véhicule à cet endroit ne peut d'aucune manière être compris comme la manifestation, reconnaissable par tous, de la volonté du propriétaire de soustraire cette portion de route à une utilisation générale. Un tel « dépôt » ne se distingue en effet en rien de celui que pourrait opérer tout conducteur étranger au quartier qui, ne trouvant pas d'autre place, stationnerait comme l'a fait l'appelante.