Le comportement adopté dans cette affaire par l'appelant était volontaire, puisque non réalisé sous la contrainte ou l'emprise d'une erreur sur les faits. Même si les comptes présentés par l'organe de révision étaient favorables, l'appelant se doutait en effet des difficultés rencontrées par la société et devait ainsi adapter son comportement aux circonstances. Enfin, il n'est pas contesté par l'appelant que ses agissements ont aggravé la situation de surendettement, situation prévisible pour lui bien qu'il ne fût pas un gestionnaire hors paire. Il y a ainsi lieu de constater que les conditions de l'infraction de gestion fautive sont réalisées. 5.