En bref, le tribunal a retenu qu'en tout cas dès le 1er septembre 2008 le prévenu avait connaissance du surendettement de la société R. SA et qu'il aurait dû déposer le bilan à ce moment-là plutôt que de continuer son activité. Accordant une confiance aveugle à B., respectivement sa fiduciaire, il a commis des fautes de gestion, alors qu'il savait que depuis mi-2007 la fiduciaire ne jouait plus le rôle qui lui avait été confié. Il a notamment fait des dépenses exagérées pour la société et pour lui-même, et ce faisant a aggravé la situation de surendettement.