D'une part l'écoulement du temps et son effet guérisseur tendent à affaiblir le lien temporel qui doit exister entre l'acte et sa sanction. D'autre part, lorsque l'auteur s'est bien comporté pendant ce temps, la prévention spéciale perd sa raison d'être, cela d'autant plus qu'il subit l'incertitude de sa situation. La prise en compte de l'écoulement du temps réduit donc la nécessité de la sanction. L'article 48 let e CP introduit une étape intermédiaire entre la fixation ordinaire de la peine et l'acquittement en raison de la prescription. Il est admis que cette circonstance atténuante est réalisée lorsque les deux tiers du délai de prescription sont atteints.