Le prévenu fait valoir que, contrairement à ce que pense le Tribunal de première instance, on ne pouvait lui imputer, du fait qu'il ait menti aux autorités en charge de l'enquête, le retard pris par la procédure et le prolongement de sa détention et qu'il ne se justifiait donc pas de réduire l'indemnité qui lui était due à titre de réparation du tort moral. Comme l'a relevé le Tribunal de première instance, il ressort du dossier que l'appelant a menti à plusieurs reprises aux autorités en charge de l'enquête (cf. PV du 27.06.2010, du 14.07.2010, du 26.08.2010, 4.11.2010).