Par ailleurs, le Ministère public estime qu'il est choquant de fixer le montant du jour-amende à 10 francs, lorsque l'on sait que selon la jurisprudence ce montant ne doit pas être réduit à une valeur symbolique et que le Tribunal fédéral a admis la fixation d'un montant de 10 francs par jour pour des requérants d'asile bénéficiant uniquement de l'aide d'urgence. Il ne faut pas en effet que l'exécution de la peine devienne à ce point insignifiante qu'elle ne soit plus en mesure d'influencer concrètement et de manière sensible le standard de vie du condamné et ses possibilités de consommation.