Le premier juge a précisément relaté les déclarations des parties et des voisines, sans oublier de décrire la situation générale dans laquelle se trouvait le couple au moment des faits. Comme lui, la Cour pénale ne peut se convaincre, sur la base du dossier, que la prévenue ait su que ses allégations étaient fausses. Même si les témoignages des voisines montrent qu'elles ont pris de la distance avec les accusations de la prévenue, ceux-ci n'amènent pas la preuve que l'intimée ait été consciente de la fausseté de ses allégations. Il ressort au contraire de ses différentes déclarations qu'elle a tenu pour possibles les faits qu'elle a reprochés à son époux et communiqués à ses voisines.