Le 6 avril 2011, la prévenue a été acquittée par le Tribunal de police du Littoral et du Val-de-Travers. En bref, le tribunal a considéré que les éléments constitutifs objectifs de la diffamation ainsi que de la calomnie étaient bien réalisés, la prévenue ayant exprimé à des tiers ses craintes quant aux possibles attouchements que son époux aurait commis sur leur fille et ayant ainsi jeté sur lui le soupçon d'avoir une conduite contraire à l'honneur. Comme elle ne connaissait toutefois pas la fausseté de ses allégations, le tribunal a écarté la prévention de calomnie.