Le conseil de l’actuel recourant a protesté contre les mesures d’évacuation annoncées, en invoquant le droit de grève reconnu par la Constitution et contestant tout péril en la demeure, par courrier du 17 décembre 2012. Après échange de divers courriers, le procureur a précisé aux parties, le 19 décembre 2012, son intention de surseoir momentanément à l’ordre donné à la police d’évacuer les tentes « maintenues illicitement sur le terrain de l’Hôpital V. ». Il espérait qu’une solution soit trouvée entre parties, à défaut de quoi il entreprendrait « les actions nécessaires pour rétablir l’ordre juridique ».