C'est dans ce sens qu'il faut comprendre la jurisprudence précitée, déjà largement relativisée dans l'arrêt du 07.08.2012 (ARMP.2012.76, cons.6). Retenir dans les présentes circonstances un risque de collusion consacre à ce stade une violation du droit et c'est dès lors à tort que le Tribunal des mesures de contrainte a d'emblée admis la demande de prolongation de la détention provisoire. Ce constat ne signifie pas encore la libération immédiate du prévenu – dont l'activité délictueuse nécessite à l'évidence un certain nombre d'actes d'instruction qui peuvent se révéler longs