S'il est vrai que les enquêtes concernant les trafics de stupéfiants peuvent s'avérer lourdes et laborieuses, justifiant selon les cas de dissocier les enquêtes afin d'éviter des lenteurs inutiles (ARMP.2011.33 cons.6), il convient de rappeler que la disjonction des procédures ne doit pas viser à ce que le Ministère public détienne des informations provenant d'autres dossiers – et s'appuie sur celles-ci pour justifier la détention - sans avoir à les intégrer dans le dossier en cause, conservant ainsi seul une vision d'ensemble des infractions qu'il poursuit alors que le prévenu ne se trouve que devant un dossier partiel.