Ce contrôle n'a ici pas eu lieu. Il n'est pas suffisant, et le recourant le relève avec pertinence, de se fonder sur des auditions de tiers dont l'identité n'est pas fournie, de ne pas se renseigner plus concrètement sur le contenu de ces auditions et les mises en cause qu'elles contiennent, et finalement de retenir un risque de collusion par rapport à des tiers qui ne sont pas identifiés, sur la base de témoignages ou auditions dont seul le Ministère public a connaissance, et ce en vue d'assurer des auditions futures, apparemment sollicitées dans la délégation à la police que le procureur dit avoir émise le 22 mai 2012 et qui ne figure pas non plus au dossier (probablement parce que le