Il est édifiant de constater que dans un dossier dont les pages sont numérotées de 1 à 87, les pages 38 à 87 ne concernent que la procédure de mise et maintien en détention provisoire et les pages 1 à 37 ne concernent que des actes remontant aux 20 et 21 mai 2012. Il n'est certes pas question de mettre en cause la probité des représentants du Ministère public mais il convient de rappeler qu'il appartient aux tribunaux de vérifier, sans docilité, la vraisemblance des faits et l'appréciation qu'en propose le Ministère public. Ce contrôle n'a ici pas eu lieu.