Ce n'est pas sans inquiétude que l'on observe un dossier dans lequel un prévenu est détenu sur la base de déclarations qui ne figurent pas dans celui-ci et que ni le Tribunal des mesures de contrainte ni l'autorité de recours ne sont en position de vérifier. Il est édifiant de constater que dans un dossier dont les pages sont numérotées de 1 à 87, les pages 38 à 87 ne concernent que la procédure de mise et maintien en détention provisoire et les pages 1 à 37 ne concernent que des actes remontant aux 20 et 21 mai 2012.