Comme retenu par la jurisprudence fédérale, le risque de collusion suppose, pour être admis, que le Ministère public rende vraisemblable au moins dans les grandes lignes, qu'il existe différents actes d'instruction qu'il définira avec la plus grande précision possible, dont l'importance implique qu'ils ne souffrent pas que l'on prenne le moindre risque d'influence par le prévenu. Or en l'espèce, on doit bien admettre que le dossier officiel est mince – voire laisse penser à l'existence d'un dossier parallèle, dans lequel on trouverait par exemple le rapport de police du 12 juin 2012.