Celles qui ont été entendues ne peuvent en effet plus être influencées, sauf à se rétracter. Celles qui doivent encore l'être sont indéterminées et on ignore pourquoi, cas échéant, elles n'ont pas encore été entendues ou arrêtées (la première tentative d'arrêter "les Albanais" ayant échoué). Le fait – extrêmement courant en matière de trafic de stupéfiants – que les quantités admises par le prévenu ne correspondent pas à celles pour lesquelles il est mis en cause par des tiers ou qui résultent d'autres actes d'enquête ne suffit pas toujours en lui seul à fonder un risque concret de collusion.