Quant à l'appréciation du ministère public, selon laquelle la cause ne présente ni une gravité suffisante, ni des difficultés particulières quant aux faits ou au droit, ni une importance telle pour le prévenu, que l'octroi de l'assistance judiciaire gratuite se justifie, elle peut être partagée par l'Autorité de céans, nonobstant le fait que la plaignante soit elle-même assistée d'un avocat. En effet, les infractions reprochées au prévenu, délinquant primaire (voies de fait, dommages à la propriété, injures, menaces et contrainte dans un contexte de disputes avec sa concubine), ne sont pas d'une gravité suffisante pour justifier une défense d'office, ce que l'intéressé admet.