Il ressort, en effet, du dossier que la prévenue a été arrêtée le 23 mars 2012 puis mise en détention provisoire pour une durée d'un mois par le tribunal des mesures de contrainte en date du 26 mars 2012, suite à une requête du Ministère public du 24 mars 2012. Elle a été remise en liberté que le 23 avril 2012 par décision du Ministère public. Sa détention provisoire a ainsi excédé dix jours, au sens de l'art. 130 let. a CPP, dès le 1er avril 2012. S'agissant du deuxième motif de défense obligatoire, soit lorsque le prévenu encourt une peine privative de liberté de plus d'un an (art.