La détention provisoire du recourant ne peut donc se fonder sur le risque de réitération. 6. Le risque de collusion invoqué par le Ministère public et retenu par le Tribunal des mesures de contrainte menacerait les actes d'enquête actuellement en cours dans les procédures dirigées contre T. et L. On ignore presque tout, cependant, desdites instructions, vu la tenue de dossiers séparés contre ces derniers, d'une part, et contre le recourant, d'autre part. A cet égard, la procureure en charge du dossier fait une lecture clairement trop extensive de l'arrêt rendu par la Cour de céans le 10 avril 2012 [ARMP.2012.33].